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Webmarketing

Web 1.0, 2.0, 3.0 : l’évolution d’Internet et son impact sur le marketing digital

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Depuis son lancement aux débuts des années 90, Internet n’a cessé de se réinventer. Poussé à la fois pas les évolutions technologiques et par les nouveaux usages, Internet a passé trois caps principaux, du Web 1.0 au Web 3.0. De la même manière, le marketing digital a dû s’adapter pour répondre au plus près aux attentes des internautes. Récapitulatif des évolutions d’Internet :

Le Web 1.0 : du professionnel au particulier

Souvenez-vous : les premiers sites internet étaient des espaces statiques, créés par des professionnels du web pour le particulier. Ce dernier était en mode « lecture seule », c’est-à-dire qu’il n’y avait aucune interaction entre les deux parties. L’un créait, l’autre lisait. L’un créait, l’autre achetait. L’un créait, l’autre consommait. C’était la relation du monde réel, transférer sur un nouveau support, le monde virtuel.
Les sites e-commerces par exemple n’étaient en fait que des catalogues virtuels.

L’entreprise physique s’était ainsi affranchie des frontières. Ainsi, le Web était un grand magazine que l’utilisateur consultait, sans intervention de sa part. C’était un système « push », c’est-à-dire de la distribution d’information dans un seul sens.

Le marketing d’alors était sensiblement le même que le marketing « à l'ancienne ». Il s’orientait sur le produit et plaçait des pubs clignotantes dans tous les recoins. Le premier marketing digital était un marketing de masse « one to many », sans personnalisation.

Les forums, très présents sur le web 1.0, ont amorcé l’émergence du web 2.0, c’est-à-dire la création de contenu par l’internaute pour l’internaute.

Le Web 2.0 : démocratisation de l’Internet

Les années 2000 ont vu l’apparition des réseaux sociaux, et nous sommes passés d’un web statique à un web social. Il y avait donc une dimension de partage et d’échange d’information. C’est également le début de la création de contenu par le particulier vers le particulier.

On assiste également à l’émergence de communautés, engendrant des créations communes. L’exemple type est l’encyclopédie en ligne Wikipédia. Ce sont des particuliers qui génèrent du contenu, qui se corrigent entre eux, sans intervenants extérieurs. Par ailleurs, de nombreux internautes se lancent dans l’écriture d’un blog personnel notamment. Dès 2000, TripAdvisor recense les avis utilisateurs.

Outre le texte pur et dur, les autres médias ne sont pas en reste. En 2004, le site Flickr se lance dans le partage de photos et de vidéos gratuites. Côté vidéo, on pense bien entendu au géant YouTube lancé en 2005. Dès l’année suivante, il est racheté par Google. Aujourd’hui, c’est plus d’un milliard de visiteurs uniques par mois pour quelques six milliards d’heures de vidéos visionnées. (https://fr.wikipedia.org/wiki/YouTube#Statistiques).

Ceux-ci ne sont que quelques exemples à grande échelle du web social. Leur emblème est bien entendu Facebook. Avec ces 2 milliards d’utilisateurs, il est le 3ème site le plus visité après Google et YouTube.

Avec l’aspect social du web 2.0, le marketing a du s’adapter et évoluer : il passe d’un marketing centré sur le produit à un marketing centré sur le client (usercentric). Ce dernier, qui n’était jusqu’alors que récepteur d’information, peut aujourd’hui faire entendre sa voix : partager son avis, entrer en contact avec les entreprises, échanger avec d’autres consommateurs… Le bouche à oreille virtuel prend de la valeur. D’autre part, de par le côté social du web, le marketing devient viral.

Enfin, avec la place occupée par Google, le SEM (Search Engine Marketing) prend de l’ampleur. Dans cette explosion de contenu généré, il faut s’assurer d’être trouvé.

Le Web 3.0 : personnalisation du net

Le web social a entraîné une création exponentielle de contenu. Le web 3.0, également appelé web sémantique, tend à rassembler les informations autour de la personne. Le Web 3.0 est donc centré sur l’humain avant tout. Nous n’en sommes encore qu’aux balbutiements de cette troisième évolution. Néanmoins, il est d’ores et déjà possible voir les premiers changements : des recherches personnalisées sur Google, des filtres de recommandations sur Amazon, les suggestions personnalisées de films et de séries TV sur Netflix etc…

La différence avec votre fil d’actualité Facebook par exemple ? Ce n’est plus l’utilisateur qui agrège les données mais l’application qui en analysant vos données (historique de navigation, donnée personnelle …) propose des suggestions. Sur Facebook, vous ajoutez des amis ou des pages qui ensuite s’affichent sur votre fil d’actualité. Sur Amazon, des produits vous sont proposés en fonction de votre historique d’achat ou de navigation, sans action de votre part.

Le marketing 3.0 voit également le jour. Du produit à l’humain, il doit aujourd’hui rassembler autour de valeurs. L’internaute devient consom’acteur, il milite, il s’éduque, il prend des engagements, il fait partie d’une communauté autour de ces mêmes valeurs et il souhaite mettre ses achats en phase avec ces dernières. Il convient donc de mettre en exergue la mission, la vision et les valeurs de l’entreprise pour convaincre ce nouveau type de client. C’est la force du storytelling. Raconter son histoire pour convaincre, pour séduire, pour rassembler autour d’un même idéal.

En une trentaine d’années, Internet est passé du web statique à un web ultra-personnalisé. Face à cette évolution, le petit peut manger le gros, David peut battre Goliath. Dans le Web 3.0, basé sur l’humain, quelles sont les valeurs de Google, d’Amazon, de Facebook ? Et vous, quelles sont vos valeurs ? Quelle est votre histoire ?

 

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